Sous les racines, le ciel: Exposition #6, saison 5
Saison 5 exhibition
Présentation
Curation de l'exposition : Pauline Lisowski
Atelier 13 Sévigné, 13 rue Sévigné, 75004 Paris
Les liens que nous entretenons avec la nature — intime ou lointaine, familière ou rêvée — traversent les pratiques des artistes réunies dans cette exposition.
Celle qui nous entoure comme celle que nous projetons dans nos imaginaires devient un territoire d’exploration sensible. À l’écoute de leur environnement et habitées par le désir d’ailleurs, ces artistes ravivent en nous la capacité d’émerveillement face aux paysages. Leurs œuvres ouvrent des espaces de contemplation où le regard circule, de la terre au ciel. Des végétaux, des animaux apparaissent dans ces instants suspendus. Une invitation à prendre le temps de se sentir relié à l’ensemble du vivant.
Installée au cœur d’un jardin-forêt, Stéphanie Caldy développe une pratique nourrie par une pensée écosophique. Ses peintures donnent à voir les relations symbiotiques du vivant avec une intensité lumineuse et transmettent une joie profonde. Elles nous invitent à ressentir, à nous relier, à prendre soin, tout en révélant la richesse des écosystèmes, notamment marins.
Les œuvres textiles de Solenne Jolivet déploient un langage vibrant de couleurs et de mouvements. Par le tournage de fils ou la broderie au crochet de Lunéville, elle fait apparaître des formes évoquant la croissance végétale, les floraisons ou les remous de l’eau. Ses gestes, chorégraphiques ou méditatifs, donnent naissance à des paysages hybrides, entre terre et mer, invitant à percevoir autrement les dynamiques du vivant.
À la suite d’un voyage au Groenland, Alaïs Raslain développe une recherche sur calque où affleurent les nuances de l’eau et les textures de la glace. Ses œuvres nous engagent à ralentir, à cheminer du proche au lointain, à affiner notre regard face aux micro-phénomènes. En explorant ces surfaces translucides, nous sommes invités à nous situer autrement dans le paysage : Un moment durant lequel réveiller notre curiosité.
En Ariège, Laurentine Périlhou puise dans l’observation de la flore et des minéraux pour élaborer un univers délicat. Par une pratique du macramé qu’elle réinvente avec finesse, elle compose des formes végétales précieuses, évoquant des souvenirs de promenades et de cueillettes, dans un temps suspendu.
Les peintures d’une grande délicatesse de Jeanne-Sophie de Peretti ouvrent un espace introspectif empreint de douceur et de poésie. Ânes tranquilles et maisons-refuges y convoquent une mémoire intime, où affleurent des sensations d’enfance. L’eau, motif récurrent, devient le miroir des cycles et des flux, invitant à repenser nos relations au vivant.
À travers leurs œuvres, ces artistes esquissent une promenade sensible entre jardins et paysages imaginés. Elles invitent à élargir nos perceptions et à renouer avec une attention au monde, où chaque regard devient une rencontre. Contempler le paysage pour mieux en comprendre sa géomorphologie, le processus de formation du relief terrestre, telles sont les expériences que nous proposent les œuvres de ces artistes.